Premier jour à Katmandou
Nous sommes donc bien arrivés à Katmandou, hier, mercredi 22 août, après 14 heures d’un voyage assez fatigant – bien que confortable – sur Etihad Airways. A l’arrivée à Katmandou, nous avons obtenu notre visa (on le collecte sur place), délivré par une batterie de fonctionnaires népalais rangés en oignon et archi-efficaces (comprenez par là ultra-rapides, sur le mode stakhanoviste : je collecte, tu encaisses, il tamponne). Le chauffeur de l’hôtel nous attendait à l’extérieur, brandissant un petit panneau “Yann Pagès” (sont-ils machos ici aussi ou ont-ils simplement trouvé que son nom était plus facile à écrire que le mien ???), et il nous a habilement convoyés dans le labyrinthe des rues de Katmandou, saturées du trafic asiatique habituel (beaucoup de 2-roues, des klaxons permanents, et une conduite à gauche particulièrement sportive). A quelques petits signes assez évidents, nous avons compris que l’Europe était loin derrière nous…
Arrivés à l’hôtel nous avons adressé une petite prière de remerciement à notre amie Laurianne, grâce à laquelle c’est ici que nous créchons pour la durée de notre séjour dans la ville. L’hôtel est en effet tout à fait charmant, une véritable oasis de calme dans l’agitation de la ville, avec une fontaine musicale, des arbres immenses emplis d’oiseaux qui palabrent, chantent, roucoulent et croassent en choeur, des fleurs tropicales parfumées, des pamplemoussiers mutants et des statuettes d’éléphants ou de dieux parés de fleurs, couronnés d’encens et environnés de bougies. Le seul défaut qu’on pourrait lui trouver ne lui appartient pas en propre : la ville entière est soumise à de très régulières coupures d’électricité. Mais on mange très bien au restaurant de l’hôtel (une découverte : les momos – spéciale dédicace à Pierre Morio -, une tuerie), même si le yaourt au lait de femelle-yack n’enchante pas exactement Yann. Les bâtiments sont en briques à l’extérieur, et en briques vernissées et bois à l’intérieur, avec des plafonds peints aux couleurs vives et des portes adornées aux motifs de fleurs de lotus. Notre chambre est parfaite (faudrait pas qu’on s’habitue à tant de confort d’ailleurs) : moustiquaire aux fenêtres, meubles en teck, matelas assez durs pour que nos dos survivent au séjour, salle de bains au sol de marbre avec baignoire, et DEUX lits, au cas où l’un de nous deux se collerait trop à l’autre la nuit… En fait, ce n’est pas la chambre que j’avais réservée, car celle-ci était un peu hors-budget, mais à l’arrivée, en plus de nous offrir une réduction de 30% sur le prix de celle-ci, le gérant nous a surclassés. Résultat, on paie cette chambre moitié-prix… vive le Népal. Et la basse saison !
Car oui, c’est la basse saison, c’est-à-dire la mousson… et on s’en rend bien compte l’après-midi, quand la charmante petite averse de la veille à la même heure se transforme en trombes d’eau de trois heures de durée, handicapant sérieusement la visite engagée et nous obligeant à sortir les grands moyns pour protéger le matériel photo et vidéo. Mais l’aspect positif c’est que le temps reste frais et agréable. Enfin… ce serait bien que ça s’arrête, maintenant, la mousson…
Après nous être autorisés une grasse matinée ce matin, nous sommes donc partis visiter le Swayambunath Stupa (je sais, à mes souhaits…), un temple bouddhique situé sur une colline proche. Les moines y vivent et y prient en compagnie des singes et des chiens errants, et les gens d’ici surnomment ce temple le Monkey Temple. C’est là d’ailleurs que la mousson nous a surpris – la prochaine fois, Yann, tu prendras ton K-way. Plus de détails dans les prochains articles…
Attention, ce n’est pas parce que nous avons du wifi ce soir que nous en aurons tous les jours ! Ne prenez donc pas l’habitude (et surtout vous, les parents…) de nouvelles très régulières… en tous les cas, nous allons bien (sauf petits problèmes de fatigue évidemment) et nous profitons de notre début de séjour. Nous vous embrassons, amis et parents lecteurs, et sur ce… nous allons nous coucher (4 heures de décalage avec la France).